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PrÉSentation

  • : Geologie, Sortie sur le terrain, Stage de terrain
  • : Les articles qui seront publiés sur ce Blog de l'IDGT seront destinés à fournir des informations pour tous ceux qui désirent faire ou organiser des sorties géologiques sur le terrain.
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16 octobre 2022 7 16 /10 /octobre /2022 17:30
Topo par B. Cabanis, géologue et guide de la balade sur la géologie de Paris à l'aide de la carte géologique simplifiée de Paris.

Vingt deux participants se sont retrouvés dans un café à proximité de la Place Saint Michel le samedi 15 octobre 2022 sous une pluie battante.

Le temps de débattre de cette météo désastreuse, le ciel bleu et le soleil sont réapparus ainsi que la bonne humeur des participants et la balade s'est réalisée dans d'excellentes conditions.

Après le traditionnel topo de B. Cabanis sur la géologie de Paris à l'aide de la carte géologique simplifiée de Paris, la balade a démarré au pied de la Fontaine Saint Michel avec une belle luminosité. 

Nous avons rappelé l'histoire de la Fontaine Saint Michel réalisée lors de la percée du boulevard Saint Michel par Davioud sous Napoléon III. Les pierres utilisées sont pour les colonnes corinthiennes le marbre rose du Languedoc et le marbre de Sampans-Damparis pour la bordure du bassin. L'élévation est en calcaire du Jura de teinte beige à jaunâtre, Pierre de Soignies et brèche calcaire.

Le dallage de la place devant la fontaine est en granite rose de Ploumanac'h et vers la Seine en granite gris à grands cristaux de feldspaths blancs (dents de cheval).

 

Nous traversons la Seine par le Pont Saint Michel dont les parapets ont été rénovés en calcaire blanc du Jura. Sa réalisation date également de Napoléon III.

Nous descendons sur les Berges devant la Préfecture de Police. Dans l'escalier de descente le calcaire grossier lutétien est présent avec ses nombreuses empreintes de gastéropodes (Cérithes). Il constitue la principale couche de calcaire présente dans le soubassement parisien et a été très exploité sur la Rive Gauche (Catacombes) et au Trocadéro. Ce calcaire représente la partie inférieure de l'étage Lutétien défini à Paris (Stratotype).

Il peut présenter un fort degré d'altération à cause de sa dissolution au cours du temps.  Les moellons de calcaire grossier utilisés à l'origine pour la construction de Notre-Dame ont été remplacés pour la plupart.

Dans la descente de l'escalier on trouve un nouveau matériau très utilisé à Paris de couleur ocre ou rouge et très vacuolaire. C'est une roche siliceuse connue sous le nom de meulière caverneuse et très utilisée à Paris pour des murs et parapets. Elle est présente sur les plateaux de Brie et de Beauce qui dominent Paris.

Echantillon de meulière caverneuse, ancienne roche calcaire partiellement silicifiée....

Les Berges de la Seine sont pavés en grès tertiaires de la région parisienne (grès de Fontainebleau, de Beauchamps...).

Le long de la promenade vers le Pont Neuf, de nouveaux bancs en pierre ont été mis en place. Ils sont taillés dans un joli calcaire marbrier à grandes empreintes de gastéropodes (Nérinées); c'est le calcaire de Lavaux-Damparis du Jurassique supérieur du Jura.

Calcaire de Lavaux-Damparis à Nérinées, gastéropodes de grande taille

En nous rapprochant du Pont Neuf, un coup d'oeil sur les maisons de la Place Curie de style art nouveau réalisée en 1924 et qui sur la rive gauche, fait face à la Samaritaine située en rive droite. 

Nous poursuivons vers le square du Vert Galant réalisé après la construction du Pont Neuf à partir de la réunion d'îlots situés à proximité de l'Ile de la Cité.

Deux plaques rappellent de sombres heures de l'histoire de France : en 1314 le bûcher des Templiers et en 1572 les massacres de la Saint Barthelemy.......

Le groupe au square du Vert Galant

Le mur ayant permis l'installation de la place du Pont Neuf primitivement en calcaire a été consolidé par du granite en 1854, vraisemblablement le granite de Sénones provenant des Vosges.

Evocation du bûcher des Templiers sous Philippe le Bel et de la Saint Barthelemy en 1572 (plaques apposées ici).

En remontant sur la place du Pont Neuf aménagée en 1608 nous admirons  la statue d'Henri IV refaite sous Louis XVIII  en 1818. On se trouve face à la place Dauphine réalisée sous le règne d'Henri IV par de Harlay, triangulaire, autrefois bordée d'immeubles en pierre, briques et ardoises dont il ne reste bien conservé que les deux maisons se trouvant à l'entrée de la place du Pont Neuf.

 

Le groupe au pied de la statue d'Henri IV, place du Pont Neuf

Le groupe au pied de la statue d'Henri IV, place du Pont Neuf (Balade IDGT 2017)

Nous traversons le Pont Neuf et dans l'encorbellement de la dernière arche, évocation de la Pompe élévatrice de la Samaritaine construite en 1602 à l'origine du nom du magasin de la Samaritaine tout proche.

 

Nous gagnons ensuite le quai du Louvre jusqu'à la colonnade réalisée sous Louis XIV par Perrault et Le Vau.

En face, l'église Saint-Germain-L'auxerrois gothique a conservé un clocher roman du XII°. A côté, la Mairie du 1° arrd. a été construite avec la tour centrale durant la période haussmannienne par Théodore Ballu sur le modèle de l'église.

Les jardins ont été baptisés tout récemment "square de la Saint Barthelemy" pour rappeler le début du massacre après la sonnerie d'une cloche de l'église Saint Germain l'Auxerrois.

 

 

Nous nous rendons au Louvre par la rue de Rivoli après avoir fait un détour au monument dressé à la mémoire de l'Amiral Gaspard de Coligny au chevet de l'église protestante, première victime innocente des massacres de la Saint Barthélemy.

Nous entrons dans la cour carrée du Louvre

L'harmonie de l'ensemble est frappante. Le côté sud-ouest est le plus ancien. Il faut imaginer à cet endroit la forteresse de Philippe Auguste construite vers 1200 avec le donjon de l'enceinte pour défendre la ville ainsi que le mur d'enceinte qui n'englobait pas la forteresse. Au XIVème siècle Charles V le Sage transforme ce lieu en habitation et y installe sa bibliothèque. Le donjon est rasé sous François Ier. On passe de la Cour Carrée à la Cour Napoléon. En se retournant on voit deux colonnes en marbre rose du Languedoc qui encadrent le pavillon Sully.

Au milieu de cette cour la pyramide due à Ming Pei donne la note moderne. Elle cohabite avec la statue en plomb de Louis XIV modèle du Bernin.

Nous passons près de l'arc de triomphe du Carroussel édifié à la gloire des victoires napoléoniennes avec ses huit belles colonnes en marbre rose du Languedoc.

Arc de Triomphe du Carrousel

Un détour par le Carrousel du Louvre nous permet d'observer l'imposante muraille réalisée sous le règne de Charles V le Sage en 1364 pour englober le Palais du Louvre ce qui n'était pas le cas avec l'enceinte Philippe-Auguste réalisée en 1190.

On y retrouve également des statues du Palais des Tuileries détruit en 1883 après son incendie par la commune en 1972.

La balade se termine à 13h30 entre les pavillons de Marsan et de Flore où un discret panneau dans la pelouse indique l'emplacement de l'ancien palais des Tuileries construit sous Marie de Médicis, demeure royale pendant plusieurs siècles.

Photo extraite de la balade 2017

Une quinzaine de participants affamés se rendent ensuite au restaurant italien Domenico tout proche pour un sympathique repas qui se prolongera jusqu'à 16H. 

En traversant la place des Pyramides, nous pouvons admirer  la Statue dorée de Jeanne d'Arc sur son socle en calcaire brèchique rose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons apprécié dans ce sympathique groupe de 22 participants la présence de 7 nouveaux venus.

On remarquera sur cette photo la bonne humeur des participants, signature des balades IDGT

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16 octobre 2022 7 16 /10 /octobre /2022 17:01

Suite à l'Assemblée Générale de l'IDGT du 6 octobre 2022, les participants ont décidé de proposer les sorties ci-dessus pour l'année 2022-2023 .

Si vous êtes intéressé vous pouvez envoyer un email à : bcabanis@free.fr en précisant votre choix.

 

Le groupe IDGT à la Cave aux Coquillages (Epernay)

Le groupe IDGT à la Cave aux Coquillages (Epernay)

Excursion IDGT en Auvergne (2015) : lecture de la carte volcanologique

Excursion IDGT en Auvergne (2015) : lecture de la carte volcanologique

Le site géologique de Sisteron

Le site géologique de Sisteron

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28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 10:07
Le groupe sur le barrage "Chasse Marée" (photo Pascal Secordel)

Le groupe sur le barrage "Chasse Marée" (photo Pascal Secordel)

Les photos de l'article non signées sont de Marie Esnault, les autre portent le nom de leur auteur (Michel Diamantis, Vincent Hofer, Isabelle Secordel, Bruno Cabanis).

Vous pourrez aussi trouver un reportage photos extrêmement complet réalisés par Marie-Claude et Michel Diamantis que nous remercions sur le site suivant: 

http://michel.diamantis.free.fr/IDGT/Bretagne22/index.html

Tubes d'annélides (Sabellaria) fixés sur les rochers (cornéennes du granite de Carolles-Vire)(photo B. Cabanis)

Elle s'est déroulée dans d'excellentes conditions avec une magnifique météo et 18 participants sympathiques et passionnés.

Elle a débuté à la Pointe de Carolles en Normandie pour se poursuivre dans la baie du Mont Saint Michel, au Mont Dol, à Cancale (Port-Briac), la Pointe du Grouin, Saint Malo, Saint Briac, Saint-Jacut-de-la-Mer, Le Guildo , Matignon et Erquy.

Le rendez-vous de l'excursion était fixé à la plage des Hermelles près de Saint Jean le Thomas sur la pointe de Carolles. 

1 - Descente sur la plage de Sol Roc dite plage des Hermelles avant le déjeuner.

Malheureusement, en raison de la marée haute,  les Hermelles ne seront pas observables. En voici des photos prises lors de la préparation de l'excursion.

Vue générale de la plage de Sol Roc au pied de la Pointe de Carolles formée par les cornéennes très résistantes situées au contact du granite de Carolles non visibles ici. Les cornéennes sont des roches chauffées au voisinage du magma granitique. 

Rappelons que le granite s'est formé en profondeur à partir d'un magma à environ 750 ° et qu'il a "digéré" les roches préexistantes, ici les métasédiments précambriens dénommés ici schistes et quarzites du Briovérien Normand ( Mancellia, Unité de Fougères). Le Briovérien est daté à environ 600 millions d'années et les granites de l'Unité de Fougères à 540 MA. 

Le granite de Carolles est la terminaison occidentale du granite de Vire. Au sommet de la colline dans l'alignement des premiers récifs d'Hermelles, la célèbre cabane Vauban.

A marée basse sur la plage de Sol Roc, les Hermelles en beige sont visibles fixées sur les rochers. Ce sont des vers annélides en colonies qui forment des tubes en agglomérant les sédiments présents
Avant de démarrer l'excursion, topo général sur les formations précambriennes à l'aide de la Carte Géologique de la Baie du Mont Saint Michel

Avant de démarrer l'excursion, topo général sur les formations précambriennes à l'aide de la Carte Géologique de la Baie du Mont Saint Michel

En descendant sur la plage de Sol Roc, le talus est formé par les cornéennes briovériennes

En descendant sur la plage de Sol Roc, le talus est formé par les cornéennes briovériennes

Sur la plage de Sol Roc, enrochement en granites cadomiens (540 MA)

Sur la plage de Sol Roc, enrochement en granites cadomiens (540 MA)

Sur la plage de Sol Roc

Sur la plage de Sol Roc

Sur la plage de Sol Roc, observation des cornéennes briovériennes plissées

 

Après l'effort, le réconfort

Pique nique sur le parking aménagé de la plage des Hermelles

 

Nous poursuivons notre excursion après un café bien mérité en terrasse offert par Alain Planchat  (le nouveau...)

2 - Pointe du Grouin du Sud

Ce site aménagé permet l'observation des métasédiments briovériens situés loin du granite et donc non transformés en cornéennes. Ces schistes et quartzites sont fortement orientés dans la direction E-W et présentent des plis bien conservés.

Cette pointe du bout du monde offre une belle vue sur la baie et les ilots du Mont Saint Michel et Tombelaine. 

Observation de plis dans les schistes et quartzites briovériens du Grouin du Sud (photo Isabelle Sécordel)

 

Pointe du Grouin du Sud, au fond Tombelaine

Pointe du Grouin du Sud, au fond Tombelaine

Détail d'un pli souligné par les alternances de lits quartzeux et silteux (argiles)(Pointe du Grouin du Sud). Le métamorphisme de ces formations et faible, on peut évaluer les conditions de pression et de métamorphisme entre 5 et 10 km de profondeur. (photo Vincent Hofer)

Détail d'un pli souligné par les alternances de lits quartzeux et silteux (argiles)(Pointe du Grouin du Sud). Le métamorphisme de ces formations et faible, on peut évaluer les conditions de pression et de métamorphisme entre 5 et 10 km de profondeur. (photo Vincent Hofer)

Le Mont Saint Michel vu depuis le barrage "Chasse Marée". Le cours du Couesnon est divisé en deux bras, l'un passant à l'Ouest du Mont et l'autre à l'Est (photo B. Cabanis)

Nous nous rendons ensuite au Mont Saint Michel. Un arrêt au bureau d'information pour visualiser la maquette du barrage construit pour le projet de désensablement.

Explication du fonctionnement du barrage autour de la maquette (photo Vincent Hofer)

 

Le groupe sur le barrage "Chasse Marée" sur le Couesnon avec ses vannes pour le remplissage à marée haute et l'écoulement à marée basse et le dédoublement du lit du Couesnon de part et d'autre du Mont. La force du courant dans le lit du Couesnon ne pourra en aucun cas désensabler la zone du Mont Saint Michel. Le méandre tracé par la rive est favorise au contraire l'envasement du Mont côté Est !!!

Le groupe sur le barrage "Chasse Marée" sur le Couesnon avec ses vannes pour le remplissage à marée haute et l'écoulement à marée basse et le dédoublement du lit du Couesnon de part et d'autre du Mont. La force du courant dans le lit du Couesnon ne pourra en aucun cas désensabler la zone du Mont Saint Michel. Le méandre tracé par la rive est favorise au contraire l'envasement du Mont côté Est !!!

Arrivée par la navette aux abords du Mont

Arrivée par la navette aux abords du Mont

Balade sur les remparts côté est (photo Vincent Hofer)

Balade sur les remparts côté est (photo Vincent Hofer)

Le granite du Mont Saint Michel est un granite clair riche en silice (leucogranite) à micas blanc (muscovite) et présence de filon de quartz blanc dans des fractures (photo Vincent Hofer)

Le granite du Mont Saint Michel est un granite clair riche en silice (leucogranite) à micas blanc (muscovite) et présence de filon de quartz blanc dans des fractures (photo Vincent Hofer)

Après la visite du Mont Saint Michel et beaucoup d'attente pour le retour par la navette (inorganisation complète du système de navettes qui ne s'adapte pas à l'affluence des touristes.....) nous continuons notre périple en allant directement au Mont Dol . Les arrêts prévus sur le granite cadomien (granodiorites) de Saint Broladre ne seront pas effectués. Rappelons que les granodiorites cadomiennes de type granite de Vire sont riches en biotite (micas noir) et datées à -540 MA tandis que les leucogranites (Mont Dol, Mont Saint Michel, Tombelaine) sont datés à -520 MA. A noter aussi  que le Mont Saint Michel a été construit essentiellement avec les  granodiorites cadomiens provenant des Iles Chausey situées à environ 15km.... transport facile en bateau au moment de la marée montante.

Nous arrivons au Mont Dol pour une visite rapide du site en commençant par le parking de la Mairie situé dans une ancienne carrière de dolérite. Cette dolérite correspond à un ancien magma basaltique remonté dans une faille depuis le manteau terrestre et qui a coupée en deux le granite du Mont Dol. Elle est datée à -350 MA  (Carbonifère) et a alimenté à l'époque un important volcanisme qui a recouvert toute la région de basaltes aujourd'hui disparus par érosion.

A propos d'érosion, les granites se forment en profondeur dans la croûte terrestre et ils sont visibles aujourd'hui parce que l'érosion a dégagé les terrains situés au dessus. Pour le Mont Dol et Mont Saint Michel on peut estimer la tranche de terrains érodés à environ 5 à 7km d'épaisseur.

Le groupe après la promenade autour des remparts (photo Marie Claude Diamantis)

Le groupe après la promenade autour des remparts (photo Marie Claude Diamantis)

Dans la cour de la Mairie du Mont Dol, toutes les roches sont visibles : le leucogranite, les cornéennes au contact et la dolérite exploitée autrefois pour l'empierrement des routes et voies ferrées. La dolérite s'altère très vite (car riche en fer) en une roche de couleur jaune rouille (photo Michel Diamantis)

Dans la cour de la Mairie du Mont Dol, toutes les roches sont visibles : le leucogranite, les cornéennes au contact et la dolérite exploitée autrefois pour l'empierrement des routes et voies ferrées. La dolérite s'altère très vite (car riche en fer) en une roche de couleur jaune rouille (photo Michel Diamantis)

Une vue du groupe après un joli panorama sur la baie, photo prise par Vincent Hofer depuis le sommet de la tour située au sommet du Mont Dol.

Une vue du groupe après un joli panorama sur la baie, photo prise par Vincent Hofer depuis le sommet de la tour située au sommet du Mont Dol.

La journée se termine par une étape à l'Hôtel le Bretagne au Vivier-sur-Mer avec un bon dîner.

Deuxième journée

Du Vivier-sur-Mer à Matignon

Nous quittons l'hôtel à 9h et longeons la baie du Mont Saint Michel jusqu'à Hirel.

 

Explication de la sédimentologie de la baie du Mont Saint Michel (photo M. Diamantis)

Explication de la sédimentologie de la baie du Mont Saint Michel (photo M. Diamantis)

Le groupe devant la carte géologique (Michel Diamantis)

Le groupe devant la carte géologique (Michel Diamantis)

Prairie de Salicornes sur la tangue supérieure derrière les bancs de sables coquilliers (M. Diamantis)

Prairie de Salicornes sur la tangue supérieure derrière les bancs de sables coquilliers (M. Diamantis)

Bancs de sable coquilliers (huîtres, palourdes, coques.....) accumulés par les vagues aux grandes marée

Bancs de sable coquilliers (huîtres, palourdes, coques.....) accumulés par les vagues aux grandes marée

Le deuxième arrêt se situe à Port Briac près de Cancale pour visualiser de près le contact entre l'Unité de Fougères comprenant la baie du Mont saint Michel et ses granites et l'Unité de Saint Malo.

Le contact est ici bien visible entre les metasédiments briovériens (600 MA) légèrement métamorphisés et déformés au contact du granite de Cancale. Ce granite de Cancale considéré comme un leucogranite a été daté à -550 MA. Il s'est  injecté dans le grand accident tectonique mettant en contact les deux unités. Ce grand accident appelé faille de Cancale-Granville correspond à un grand cisaillement chevauchant sénestre.

En certains points les métasédiments peu métamorphiques sont directement en contact avec les roches très métamorphiques de l'Unité de Saint Malo (gneiss et migmatites).

Arrêt à Port Briac pour visualiser de près le contact entre l'Unité de Fougères et l'Unité de saint Malo

Arrêt à Port Briac pour visualiser de près le contact entre l'Unité de Fougères et l'Unité de saint Malo

Granite de Cancale à gauche et métasédiments briovériens à droite. Le seul endroit où l'on peut mettre un pied en Normandie et l'autre en Bretagne......géologiquement parlant!

Granite de Cancale à gauche et métasédiments briovériens à droite. Le seul endroit où l'on peut mettre un pied en Normandie et l'autre en Bretagne......géologiquement parlant!

Table d'Orientation à la Pointe du Grouin sur le granite de Cancale très déformé

Table d'Orientation à la Pointe du Grouin sur le granite de Cancale très déformé

La Pointe du Grouin (photo Vincent Hofer)

La Pointe du Grouin (photo Vincent Hofer)

Nous continuons l'excursion dans l'Unité des migmatites de Saint Malo en empruntant la route touristique de la côte par Rothéneuf. Les difficultés de parking à Saint Malo et la marée haute nous font aller directement au Fort du Naye fondé sur les migmatites de Saint Malo.

Explication sur les migmatites au Fort du Naye

 

Le fort du Naye fondé sur les migmatites de Saint Malo avec de nombreux filons de pegmatites et granites injectés (photo Vincent Hofer)

Le fort du Naye fondé sur les migmatites de Saint Malo avec de nombreux filons de pegmatites et granites injectés (photo Vincent Hofer)

Nous profitons de l'herbe et de l'ombre pour le pique nique au Ford du Naye

Nous profitons de l'herbe et de l'ombre pour le pique nique au Ford du Naye

Après le déjeuner nous reprenons la route en direction de Saint Lunaire - Saint Briac-sur-mer pour une observation des migmatites et des granites associés.

Un café en terrasse  au club house du golfe de Saint Lunaire et nous nous dirigeons vers la plage de Port Hue vers le lieu-dit la Dame Jouanne.  Ce lieu est célèbre car il montre au milieu des migmatites de Saint Malo  un petit pointement granitique nettement différencié avec des bordures nettes .

En arrivant sur la plage, observation d'une tourbe quaternaire avec de nombreux bois et troncs fossilisés.

Les migmatites présentent des faciès variés et en montant sur l'ilôt, on peut aller observer le pointement granitique peu accessible et qui a été exploité dans le passé.

De l'autre côté de la plage de Port Hue il existe de gros filons de dolérite  d'âge carbonifère qui recoupent les migmatites. Ils appartiennent au champ filonien Nord Armoricain et rappellent qu'à cette époque la région était recouverte par d'importants plateaux basaltiques (type Trapps du Dekkan) aujourd'hui disparus par érosion.

De Saint Briac on se rendra ensuite à la Pointe du Chevet à Saint Jacut de la Mer pour observer une dernière fois les migmatites de Saint Malo, leur granitisation, les filons de pegmatites associés et les filons de dolérite sécants.

En arrivant sur la plage de Port Hue (Saint Briac)

En arrivant sur la plage de Port Hue (Saint Briac)

Sur la plage de Port Hue, observation de la tourbe quaternaire avec bois fossiles. Cette tourbe témoigne de la régression marine durant la dernière période glaciaire

Sur la plage de Port Hue, observation de la tourbe quaternaire avec bois fossiles. Cette tourbe témoigne de la régression marine durant la dernière période glaciaire

Le groupe arrive sur l'ilôt de la Dame Jouanne

Le groupe arrive sur l'ilôt de la Dame Jouanne

Vue sur l'ilôt granitique difficilement accessible et son contact tranché avec les migmatites

Vue sur l'ilôt granitique difficilement accessible et son contact tranché avec les migmatites

De l'autre côté de la plage de Port Hue, observation d'un très gros filon de dolérite carbonifère sécant dans les migmatites avec érosion, débit en boules....

De l'autre côté de la plage de Port Hue, observation d'un très gros filon de dolérite carbonifère sécant dans les migmatites avec érosion, débit en boules....

Sur le filon de dolérite on disserte.... (M. Diamantis)

Sur le filon de dolérite on disserte.... (M. Diamantis)

Observation d'une diaclase dans les migmatites

Observation d'une diaclase dans les migmatites

Arrivée sur le parking de la Pointe du Chevet à Saint Jacut de la Mer

Arrivée sur le parking de la Pointe du Chevet à Saint Jacut de la Mer

La photographe.... (M. Diamantis)

La photographe.... (M. Diamantis)

Vue sur les Ebiens depuis la Pointe du Chevet (M. Diamantis)

Vue sur les Ebiens depuis la Pointe du Chevet (M. Diamantis)

Ruines du château du Guildo près de Notre Dame du Guildo sur la rivière Arguenon (B. Cabanis)

Ruines du château du Guildo près de Notre Dame du Guildo sur la rivière Arguenon (B. Cabanis)

Soirée étape àMatignon.... Après l'apéro....

Soirée étape àMatignon.... Après l'apéro....

La matinée du troisième jour est consacrée à la visite du célèbre site géologique d'Erquy.

Le premier site le plus célèbre est la série volcanique de la Pointe de la Houssaye étudiée par B. Auvray et qui a fait l'objet de tant de fausses datations......!!!

La série redressée à la verticale montre des sills et des pillow-lavas intercalés dans des métasédiments peu métamorphiques et très tectonisés..... Datée par erreur à l'Ordovicien, elle est aujourd'hui datée à -600 MA et rattachée aux séries volcaniques précambriennes de la baie de Saint Brieuc. La géochimie des basaltes l'avait montré depuis longtemps (Cabanis, Thèse d'Etat,  1986)

A l'entrée du site on retrouve là encore un autre filon de dolérite carbonifère.

Le deuxième site intéressant se situe au Cap d'Erquy avec les grès d'Erquy peu tectonisés et situés en discordance sur la série précédente. Ils ont été exploités dans de vastes carrières et un chemin d'accès a été aménagé depuis le port d'Erquy.

Ce sont des grès quartzites roses et des conglomérats épais correspondant au début du Primaire à l'érosion de la Chaîne Cadomienne.

Vue du Cap d'Erquy depuis la pointe de la Houssaye (M. Diamantis)

Vue du Cap d'Erquy depuis la pointe de la Houssaye (M. Diamantis)

Arrivée à la pointe de la Houssaye

Arrivée à la pointe de la Houssaye

Explication du volcanisme d'Erquy

Explication du volcanisme d'Erquy

La série à pillow-lavas est redressée à la verticale

La série à pillow-lavas est redressée à la verticale

Le groupe vers le sommet de la série volcanique (B. Cabanis)

Le groupe vers le sommet de la série volcanique (B. Cabanis)

Gros bloc de grès stratifié sur le Port d'Erquy. La couleur des strates reflète les degrés d'oxydation du fer (Isabelle Sécordel)

Gros bloc de grès stratifié sur le Port d'Erquy. La couleur des strates reflète les degrés d'oxydation du fer (Isabelle Sécordel)

Ancienne carrière dans les grès d'Erquy, carrière dit du lac bleu (B. Cabanis)

Ancienne carrière dans les grès d'Erquy, carrière dit du lac bleu (B. Cabanis)

Mesure de la direction et du pendage des grès d'Erquy légèrement plissés à l'Hercynien (Isabelle Sécordel)

Mesure de la direction et du pendage des grès d'Erquy légèrement plissés à l'Hercynien (Isabelle Sécordel)

L'excursion Bretagne 2022 se termine par un déjeuner sympathique avec ambiance garantie par le patron au restaurant l'Eden.

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 15:31
Bonne et heureuse année 2022

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 14:23

Le groupe s'installe sous l'abri d'Orly-Bus pour un topo sur la géologie de Paris à l'aide de la carte géologique simplifiée de Paris distribuée aux participants (photo Corinne).

Le rendez-vous était fixé à 10h30 Place Denfert-Rochereau au café Lakanal.

Malgré un temps maussade, cette balade a réuni un grand nombre de participants motivés .

A 10h30 sous une petite bruine, les 30 participants se sont réunis  sous l'abri d'Orly-Bus.

Un commentaire générale sur la géologie de Paris à l'aide de la Carte Géologique de Paris a permis à B. Cabanis de replacer la géologie du XIV° dans son contexte et d'expliquer la présence des Catacombes situées à 20m sous terre dans d'anciennes carrières souterraines de calcaire grossier.

Ce calcaire grossier qui s'est déposé il y a 45 millions d'années dans une mer chaude a permis de définir en région parisienne l'étage Lutétien dont une coupe de la partie inférieure a pu être dressée dans les Catacombes au niveau du puits appelé "Bain de pieds des carriers" Ce puits atteint le niveau de la nappe phréatique de la Seine. 

Cette carte géologique simplifiée montre les grands niveaux géologiques parisiens depuis la craie jusqu'à la Meulière de Beauce.  Le gypse de Montmartre a été exploité dans le nord de Paris (Montmartre, Buttes Chaumont) tandis que le calcaire grossier a été très exploité sur la rive gauche et vers le Trocadéro. 

Le groupe s'est ensuite rendu dans le square Nicolas-Ledoux  pour une histoire de la place Denfert-Rochereau depuis la construction du mur des Fermiers Généraux de 1785 à 1787 qui entourait Paris sur 23 km avec 54 barrières d'octroi réalisées par Nicolas Ledoux.  La Barrière D'Enfer dont les deux pavillons d'octroi ont été conservés et récemment rénovés constituait une des limites sud de Paris, la place portait alors le nom de place d'Enfer. 

Dans le square Nicolas Ledoux, monument en hommage à Ludovic Trarieux, fondateur de la ligue des droits de l'homme. La sculpture utilise un calcaire particulier extrait dans le Jurassique moyen de Chauvigny dans le Poitou, le calcaire oolithique formé de petites sphères millimétriques bien visibles à la loupe et qui correspondent à des concrétions calcaires d'origine bactériennes dans des milieux marins chauds agités. 

Sur la photo en arrière plan l'important pavillon d'octroi ouest qui a abrité le pc souterrain du colonel  Rol Tanguy, chefs des résistants lors de la libération de Paris par la 2° DB du Général Leclerc. Aujourd'hui on y a installé le musée de la Libération de Paris et de la Résistance.

Le groupe dans le square Nicolas Ledoux

Ce n'est qu'en 1879 que la place d'Enfer sera rebaptisée Place Denfert Rochereau en hommage à la résistance héroïque du Colonel Denfert-Rochereau à Belfort face aux prussiens durant la guerre de 1870. Le lion situé au centre de la place est une réplique au 1/3 du lion de Belfort sculpté par Bartholdi.  

Le lion de Belfort en hommage à la résistance héroïque du Colonel Denfert-Rochereau à Belfort face aux prussiens durant la guerre de 1870. Le socle est construit en calcaire à entroques (Crinoides) provenant d'Euville dans la Meuse (détermination Vincent Hofer à ses risques et périls...!) 

Le pavillon d'octroi côté est  intègre l'entrée des Catacombes et a longtemps été le siège de l'Inspection Générale des Carrières créée le 4 avril 1777 par Louis XVI.

L'IGC fut chargée de dresser un plan détaillé des anciennes carrières souterraines et d'entreprendre leur confortation. La tâche en fut confiée à Charles-Axel Guillaumot, premier Inspecteur Général des Carrières. 

 

 

Devant le pavillon Ledoux côté Est, ancienne entrée des catacombes et de L'Inspection Générale des Carrières

C'est en 1785 que la ville de Paris décide d'acquérir les terrains situées au dessus des anciennes carrières de la Tombe d'Issoire à l'extérieur de la ville pour y transférer les ossements du cimetière des Saints Innocents situé dans le quartier des Halles. L'ossuaire municipal est consacré le 7 avril 1786 et prend l'appellation de "Catacombes". Elles deviendront le plus grand ossuaire souterrain du monde avec plus de 6 millions de squelettes provenant de différents cimetières parisiens. L'aménagement des Catacombes est du en grande partie à Héricart de Thury, inspecteur des carrières de 1810 à 1814. 

La coupe géologique de référence du Lutétien inférieur

Aménagement de l'ossuaire par Héricart de Thury

Les limites de la ville sont ensuite largement étendues avec la mise en place de l'enceinte fortifiée de Thiers en 1841, actuel emplacement des boulevards des maréchaux.

A l'intérieur sera réalisée la construction de la ligne de chemin de fer de la Petite Ceinture (1854-1869) tout d'abord pour desservir les forts et transporter les troupes, ensuite pour le trafic voyageurs. A terme elle fera le tour complet de Paris (33km) et sera desservie par 29 stations dont une au parc Montsouris où la ligne est encore visible en profondeur dans le parc côté rue Gazan.

Reste de la ligne de Petite Ceinture à voie unique dans le Parc Montsouris, la ligne a permis de transporter 39 millions de voyageurs en 1900 . Le service voyageurs a été interrompu en 1934.

Nous quittons la place Denfert-Rochereau par l'avenue René Coty

En chemin, devant l'hôpital La Rochefoucauld, un vestige de l'aqueduc Médicis est visible. Il s'agit du regard de Saux n°25. Le projet de construction de cet aqueduc en revient à Henri IV et son ministre Sully, l'alimentation en eau des parisiens se révélant insuffisante et de mauvaise qualité.  Marie de Médicis femme d'Henri IV en reprend l'initiative lorsqu'elle devient régente. La construction débute en 1613 et se termine en 1623.

                       Le groupe sur l'avenue René Coty en face du regard 25 de l'aqueduc Médicis

Le tracé de l'aqueduc Médicis reprend sensiblement le tracé de l'aqueduc romain construit au 2° siècle. Il part des sources de Rungis et parcourt 13km jusqu'à la Maison du Fontainier (regard 27) située avenue de l'Observatoire. Le départ est à la cote NGF 75 et se termine à la cote 57. La distribution de l'eau était prévu d'abord pour alimenter le Palais du Luxembourg  et ses jardins que se faisait construire Marie de Médicis, ensuite pour les communautés religieuses et enfin pour diverses fontaines dans Paris rive gauche (la fontaine du Pot de Fer, rue Mouffetard date de 1624).

Nous poursuivons notre chemin vers le Parc Montsouris. Un arrêt au niveau de la rue d'Alésia permet d'observer le calcaire grossier avec ses fossiles de Cérithes (gastéropodes marins) parfois très abondants.

Un mur de meulière caverneuse permet de discuter de l'origine de cette roche très utilisée à Paris. Elle provient des plateaux de Brie et de Beauce. Au départ c'était un calcaire lacustre dans lequel le carbonate de calcium primitif a été remplacé plus tard par de la silice, ce qui en fait une roche beaucoup plus résistante à l'érosion que le calcaire d'où son utilisation pour les réseaux d'égouts à Paris par Eugène Belgrand.

L'aqueduc Médicis en calcaire lutétien surmonté par l'aqueduc de la Vanne construit en meulière par Belgrand au niveau de la traversée de la vallée de la Bièvre à la limite de Cachan et d'Arcueil; les vestiges de l'aqueduc romain sont encore visible derrière la maison. 

L'escalier qui monte à la rue des Artistes est en granite gris de Vire. Il contient de multiples enclaves sombres. Les pierres d'angle sont en calcaire d'Euville, le muret en calcaire lutétien de l'Oise. 

Montée de l'escalier en granite vers la rue des Artistes (photo Michel Diamantis)

Le point d'arrêt suivant correspond au Réservoir de Montsouris construit de 1868 à 1874 par Eugène Belgrand et alimenté à l'origine par l'aqueduc de la Vanne construit de 1859 à 1874 et provenant de sources situées dans la région de Sens. Cet énorme réservoir contient 203000m3 d'eau potable et a été construit sur d'anciennes carrières de calcaire grossier consolidées par 1700 piliers maçonnés. 

Un des lanternons du réservoir de Montsouris à partir duquel l'eau était répartie dans les compartiments du réservoir. On reconnaît la meulière sur les murs à son ton ocre et ses moellons irréguliers.

Nous arrivons ensuite au Parc Montsouris par l'entrée située dans l'enfilade de l'avenue René Coty. 

A l'entrée, le groupe se rassemble au pied de la colonne de la Paix Armée de Jules Coutan (1887) sur sa colonne en granite.

Autour de la colonne en granite portant la sculpture de la Paix Armée de Jules Coutan (1887) le groupe se rassemble au milieu des couleurs d'automne pour écouter l'histoire du Parc Montsouris (photo Michel Diamantis)

Présentation du Parc Montsouris réalisé selon le souhait de Napoléon III durant la période Haussmannienne par Alphand, Davioud, Barillet-Deschamps et Belgrand de 1867 à 1878. Le parc de 15 ha a été réalisé sur d'anciennes carrières de calcaire grossier au-dessus de la ligne de Petite Ceinture et autour de l'ancienne ligne de Sceaux; cette dernière était d'abord en surface puis en tranchée à partir de 1930 et depuis 1977 elle a été reliée au RER B.

La station Cité Universitaire du RER B bien intégrée dans le parc Montsouris

Pour l'exposition universelle de 1867 a été construit pour la Tunisie le pavillon Bardo qui a fonctionné ensuite en observatoire météo à partir de 1872. Les relevés météo de Paris-Montsouris sont ainsi en continu depuis 1872 à aujourd'hui. Une tour de relevé (vitesse du vent) a été construite en 1947 pour compléter le dispositif.  La construction d'un bâtiment moderne "hideux" a ensuite été construit pour Météo-France en 1973 dans la partie supérieure du parc pour remplacer le Palais Bardo en mauvais état; ce dernier  a disparu dans un incendie en 1991.

Appareillage de Météo-France toujours fonctionnel pour les différents relevés climatologique dans le Parc Montsouris

A l'entrée Sud-Ouest du parc, un bâtiment aujourd'hui occupé par l'Association Française d'Astronomie a été construit par Davioud et occupé par l'observatoire de la Marine et le bureau des longitudes mis en place en 1875 par l'Amiral Mouchez. 

Enfin nous observons pour finir la Mire de l'Observatoire, petit monument percé d'un oculus au sommet réalisé sous Napoléon I° et qui marque le méridien de Paris au sud, il en existe une autre au nord sur la butte Montmartre.

Mire de l'observatoire réalisée en 1906 d'abord placé à l'observatoire de Paris puis déplacée ici pour indiquer le méridien de Paris

Il est 13h30 et c'est au pied de cette mire que se termine notre excursion car l'heure tourne et pour un certain nombre d'entre nous un restaurant proche nous attend.

Le guide au pied de la Mire de l'Observatoire près du boulevard Jourdan et de la Cité Universitaire met fin à la visite (photo Nelly)

Un groupe de 16 participants se retrouve ensuite au restaurant le Bistro 32 sur le boulevard Jourdan où nous sommes bien reçu malgré l'heure tardive pour un bon déjeuner qui se prolongera jusqu'à 16h....

Après le repas un petit groupe entreprend de faire le tour du Parc Montsouris en descendant vers le lac par le chemin de la Petite Ceinture.  Un dernier arrêt est effectué avenue Reille où une petite exposition sur l'histoire de l'aqueduc Médicis montre une reconstitution en coupe et grandeur nature de l'aqueduc Médicis.

 Le groupe dans le parc Montsouris (photo Marie)

Le lac de 1ha est construit sur des carrières souterraines de calcaire grossier et est alimenté directement par une cascade alimentée à l'origine par l'aqueduc de la Vanne

Une vue du parc depuis le belvédère offrant une vue sur le lac

 

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 18:16
Sorties IDGT pour l'année 2021-2022

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 12:48
Mieux vaut tard que jamais.....

Mieux vaut tard que jamais.....

En ces temps de COVID, l'IDGT vit en hibernation complète......

Les activités reprendront à l'aube de jours meilleurs ainsi que la tenue d'une AG 2020-2021

Etant donné l'état de la pandémie, il est fort possible que les activités ne reprennent qu'avec la tenue d'une double AG 2020-2021 et 2021-2022 après les vacances d'été.

Photo souvenir de la balade dans le XIII° au printemps 2019

Photo souvenir de la balade dans le XIII° au printemps 2019

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 14:59
Les participants très nombreux à l'abri sous le kiosque, Place de la Nation (photo Marie Esnault)

Les participants très nombreux à l'abri sous le kiosque, Place de la Nation (photo Marie Esnault)

Un grand succès malgré une météo un peu pluvieuse avec 29 participants pour cette nouvelle balade historico-géologique de l'IDGT dans le 12° arrondissement de Paris.

Nous nous réjouissons particulièrement de la présence de nouveaux participants par l'intermédiaire du site "Mes Voisins".

Vous trouverez un rapide résumé de cette balade illustrées par les photos de Marie Esnault que nous remercions et complétées par quelques photos d'archives.

Le rendez-vous était Place de la Nation aujourd'hui joliment rénovée avec son monument central de la République sur un char tiré par des lions en bronze de Dalou inauguré en 1899.

La balade a débuté sous le kiosque à l'abri de la pluie du matin par un long topo de B. Cabanis sur la Géologie de Paris et les terrains rencontrés en sous-sol au niveau de la place de la Nation depuis le Calcaire de Saint Ouen en surface jusqu'au calcaire grossier en profondeur.

L'histoire de la Place de la Nation a ensuite été longuement évoquée avec l'entrée de Louis XIV le 26 août 1660 pour laquelle un trône avait été mis en place d'où le nom de Place du Trône.....

Puis au moment de la construction du Mur des Fermiers Généraux mis en place en 1787 qui englobait la place avec une importante barrière d'octroi avec ses colonnes de 30m et les pavillons associés  construits par Ledoux.

Le 10 août 1792, elle prend le nom de Place du Trône renversé et sous la Terreur en 1794 la guillotine est installée au sud du pavillon d'octroi.

 

Vue sur les colonnes de Ledoux marquant l'emplacement de la barrière d'octroi au niveau du mur des Fermiers Généraux depuis le centre de la place de la Nation

Vue sur les colonnes de Ledoux marquant l'emplacement de la barrière d'octroi au niveau du mur des Fermiers Généraux depuis le centre de la place de la Nation

La pluie s'étant arrêtée, nous nous rendons au Pavillon d'Octroi sud  construit en calcaire lutétien parisien.

Du côté sud, une plaque discrète signale l'emplacement de la guillotine installée là durant la Terreur 14 juin au 27 juillet 1794. On a compté 1306 personnes guillotinées durant cette période. Les corps ont été transportés dans deux fosses communes  creusées au fond du jardin du couvent des chanoinesses de Saint Augustin tout proche et confisqué par la Révolution.  Aujourd'hui le cimetière privé de Picpus rend hommage à ces défunts et à leur famille.

 

 

 

Pavillon d'octroi sud construit par Ledoux en 1787

Pavillon d'octroi sud construit par Ledoux en 1787

Bilan de la balade historico-géologique dans le XII° arrondissement de Paris

Par la rue de Picpus, nous continuons notre promenade vers la Coulée Verte qui passe à ce niveau en tranchée et tunnel jusqu'à l'ancienne gare de Reuilly.

A la porte d'entrée d'un immeuble de l'un des participants, les marches sont en calcaires comblanchiens de Bourgogne et les plaques agraphées sont en travertin de Tivoli (Italie).

Dans la descente vers la coulée verte, observation d'un calcaire oolithique constitué d'une accumulation de petites sphères millimétriques ressemblant à des oeufs de poissons souvent utilisé pour les sculptures.

La coulée verte ou coulée René Dumont débute à la Porte de Montempoivre et se poursuit sur 5km  jusqu'à la Bastille. C'était le tracé de l'ancienne voie ferrée mise en place en 1859 partant de la gare de la Bastille à l'est jusqu'à Verneuil l'Etang sur une longueur de 66km. Son trafic voyageur s'est terminé en 1969 mais le trafic marchandises jusqu'à la gare de Reuilly s'est poursuivi jusqu'en 1985 avec des locomotives à vapeur.

 

Passage de la Coulée Verte en tunnel avant l'ancienne gare de Reuilly (Photo Corinne Bernabei)

Passage de la Coulée Verte en tunnel avant l'ancienne gare de Reuilly (Photo Corinne Bernabei)

Dans le tunnel pendant une averse, joli muret en meulière et faux rocher en béton

Dans le tunnel pendant une averse, joli muret en meulière et faux rocher en béton

En sortant du tunnel devant l'ancienne gare de Reuilly, le socle de la fontaine est en diorite (roche magmatique sombre)

En sortant du tunnel devant l'ancienne gare de Reuilly, le socle de la fontaine est en diorite (roche magmatique sombre)

De la gare de Reuilly nous gagnons la Place Félix Eboué toute proche

En arrivant sur la place on peut admirer la célèbre "Fontaine aux Lions" conçue par Davioud et les statues des lions  sculptées par Jacquemart. D'abord installée  place du Château d'Eau (République),  la fontaine  a été transférée en ce lieu en 1874 

Place Félix Eboué et sa Fontaine aux Lions. Au fond le clocher en béton de l'église du Saint Esprit (photo B. Cabanis)

Place Félix Eboué et sa Fontaine aux Lions. Au fond le clocher en béton de l'église du Saint Esprit (photo B. Cabanis)

En descendant l'avenue Daumesnil vers la Porte Dorée, nous passons devant l'église du Saint Esprit construite en 1928 en béton armé et habillée de briques. Le clocher a été rajouté postérieurement et dissimule la forme carrée de l'église et ses coupoles dans le style byzantin.

Une brève incursion à l'intérieur en montant un bel escalier en calcaires comblanchiens fossilifères de Bourgogne pour découvrir son énorme coupole en béton de 22x33m et apercevoir de loin ses célèbres marbres qui ornent le choeur et les chaires.

Les marbres de l'église du Saint Esprit

Les marbres de l'église du Saint Esprit

Beau mur en meulière caverneuse au pied du pont de l'ancien chemin de fer de Petite Ceinture (photo Marie Esnault)

Beau mur en meulière caverneuse au pied du pont de l'ancien chemin de fer de Petite Ceinture (photo Marie Esnault)

Sur l'avenue Daumesnil, nous passons sous l'ancienne voie ferrée de la Petite Ceinture

Nous terminons la balade au Palais de la Porte Dorée construit par Laprade pour l'exposition universelle de 1931 consacrée à la France colonisatrice et impérialiste....! Une gigantesque fresque sur la façade a été sculptée par Alfred Janniot, dans du calcaire oolithique, elle représente la richesse des colonies françaises.

 Le Palais est devenu ensuite le Musée des Colonies de 19931 à 1935, puis des Arts Africains et Océaniens. En 2003 une grande partie des collections est transférée au musée du quai Branly et après travaux il est transformé en Musée de l'Histoire de l'Immigration.

La fresque a été sculptée dans du calcaire oolithique bathonien du Poitou (calcaire de Chauvigny) avec présence d'entroques et parfois utilisé en délit comme l'indique la présence des joints stylolithiques verticaux (fente de compression caractéristiques des calcaires de Bourgogne).

Les colonnes en béton sont revêtues d'un magnifique granite gris à grands cristaux et enclaves tout comme les lions des statues situées à l'entrée.

Présentation du Palais de la Porte Dorée

Présentation du Palais de la Porte Dorée

Le Palais de la Porte Dorée (visite IDGT 2012, photo BD)

Le Palais de la Porte Dorée (visite IDGT 2012, photo BD)

Les sculptures en calcaire oolithique (photo BD)

Les sculptures en calcaire oolithique (photo BD)

Les lions en granite porphyroide à l'entrée (photo BD)

Les lions en granite porphyroide à l'entrée (photo BD)

Granite à grands cristaux et enclaves sombres

Granite à grands cristaux et enclaves sombres

Notre groupe au point de rendez-vous à 10h avec le sourire malgré le temps pluvieux (Photo Marie Esnault)

Notre groupe au point de rendez-vous à 10h avec le sourire malgré le temps pluvieux (Photo Marie Esnault)

La balade s'est terminée à 13 heures et 18 participants se sont retrouvés pour déjeuner dans une pizza proche.

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27 décembre 2019 5 27 /12 /décembre /2019 19:15
Sorties programmées en 2020
 
Les deux sorties Week-end à Epernay-Reims du 28-29 mars et l'excursion de trois jours dans les Volcans d'Auvergne du 9 au 11 mai sont définitivement programmées. Il reste quelques places.  Si vous êtes éventuellement intéressé merci de vous inscrire au plus vite auprès de bcabanis@free.fr
 
Conditions de participation : 
Week-end du 28-29 mars à Epernay-Reims avec visite de la Cave aux Coquillages 

Précisions : logement demi-pension au Campanile de Reims, géologie de la région d'Epernay-Reims, visite de la Cave aux Coquillages le samedi après midi, visite prévue le dimanche matin de la cathédrale de Reims et du Centre Historique et géologie de la Montagne de Reims, promenade dans la fôret des Faux de Verzy en fin de matinée

Tarif participation : 100 euros comprenant l'entrée de la Cave aux Coquillages et la dégustation de Champagne et la demi-pension en chambre twin, 130 euros en chambre single

 

Excursion du 9 au 11 mai dans les Volcans d'Auvergne (Chaîne des Puys et Mont Dore)

Tarif participation : 210 euros en chambre twin,  240 en single
comprenant les deux demi pension en hôtel +++ à la Bourboule avec boissons et inclue la montée au Puy de Dôme en Panoramique des Dômes,

 

Programme détaillé sur demande

 

NB : Pour les transports, il y a des places de covoiturage pour les deux excursions

 

Autres excursions programmées :

E2Alpes de Haute Provence (Réserve géologique de Digne)(4 jours)(Pentecôte : 29 mai au 1 juin)

E3-Mont Saint Michel-Saint Malo-Erquy-Saint Cast (3 jours) (20 au 22 juin)

E4- Normandie-Cotentin ( 4 et 5 juillet) 

vous pouvez dès à présent indiquer si vous êtes intéressés par une des autres sorties en envoyant un mail à bcabanis@free.fr

 

Rappel : il est nécessaire d'être adhérent à jour de sa cotisation pour participer aux sorties de plus d'une journée sauf accompagnants occasionnels de membres de l'IDGT.
Les sorties IDGT 2020
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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 14:36
Grès de Fontainebleau dans le jardin des Plantes (Photos Marie Esnault-Genty)

Grès de Fontainebleau dans le jardin des Plantes (Photos Marie Esnault-Genty)

Une météo favorable et 23 participants à cette sortie du samedi 19 octobre 2019.

Le RdV était fixé à l'angle de la rue Jussieu et la rue des Fossés Saint Bernard au pied de la tour 16 de l'Université Pierre et Marie Curie, les photos sont de Marie Esnault.

Après le traditionnel rappel sur la géologie de Paris et ses carrières à partir de la carte géologique, nous nous sommes rendus dans le sous-sol de la Poste Jussieu  pour aller observer les vestiges historiques qui y ont été découverts : enceinte Philippe-Auguste érigée par les parisiens de 1190 à 12015 avec ici une arche pour laisser passer le canal de la Bièvre. Le canal avait été creusé par les moines de l'Abbaye Saint-Victor, anciennement située à l'emplacement du parvis Jussieu entre les tours 36 et 46 et matérialisée sur le sol par un dallage de couleur noire.

Enceinte Philippe-Auguste (1190-1215) et arche au-dessus du Canal de Bièvre....un véritable petit musée

Nous avons marché ensuite vers la Seine en longeant l'UPMC sur une voirie en granite porphyroide

Petite incursion sur le Pont de Sully avec la célèbre vue sur le Pont de la Tournelle et la Statue de Sainte Geneviève, tous deux en calcaire lacustre blanc massif de Château-Landon (région de Nemours) très utilisé à partir de Napoléon (Arc de Triomphe, Basilique Montmartre...) et bien sûr la cathédrale de Notre-Dame construite en calcaire grossier lutétien de paris et terriblement sinistrée par l'incendie du mois de juin 2019.

Sur le Pont de Sully construit de 1875 à 1876 par les ingénieurs Vaudrey et Brosselin. La balustrade en fonte laisse voir le calcaire blanc massif de Château-Landon.

Nous descendons sur les Berges dans le Jardin Tino-Rossi, lieu de baignade à l'époque de Henri IV puis port de la Halle aux Vins et aujourd'hui aménagé en promenade où nous pouvons observer de nombreux matériaux géologiques utilisés à Paris.

Sur les berges nous marchons ici sur des pavés en grès de Fontainebleau très utilisés autrefois à cause de leur résistance aux roues métalliques

Juste en bordure du quai ce sont de grosses dalles de calcaires grossiers lutétiens qui ont été utilisées, elles montrent de très nombreuses empreintes de Cérithes, gastéropodes marins caractéristiques du calcaire Lutétien supérieur de Paris.

En bordure de Seine, pavés en grès de Fontainebleau et calcaire grossier du Lutétien supérieur bourré de Cérithes (photo Ronan)

Au niveau des petites arènes réalisées dans le quai en bordure de Seine nous observons d'autres types de roches. En premier lieu un calcaire jaune porcelané à nombreux articles de crinoides dont les célèbres étoiles à cinq branches en calcite de la variété Pentacrinus Liliiformis. Il s'agit là du calcaire de Massangis (Jurassique moyen, étage Bathonien, Yonne)  utilisé en parement ou en dalles dans les constructions ou aménagements récents.

Au sommet de l'arène, dallage en calcaire lutétien à Cérithes en section scié

Au coeur de l'arène, une ébauche de rosace en granite rose à mica noir et roche magmatique verte à chlorite et amphibole (diorite).

Nous poursuivons vers le pont d'Austerlitz en remontant sur le quai au niveau de la brigade fluviale. En passant belle bordure en pavés de grès rouges du Trias des Vosges.

Pavés de grès rouges du Trias (érosion de la Chaîne hercynienne mis en place à la fin du Primaire)(photo Ronan)

 Le pont d'Austerlitz construit sous Napoléon en 1805 a été élargi deux fois en 1854 et en 1884. La roche blanche au sommet des arches est un calcaire blanc jurassique montrant de nombreux joints stylolithiques, il s'agit du calcaire de Saint Ylié dans le Jura d'âge Oxfordien (Jurassique supérieur) 

Près du Pont d'Austerlitz, calcaire blanc à joints stylolithiques de Saint Ylié dans le Jura, d'âge Oxfordien.

Sur le Pont d'Austerlitz, les parapets sont construits en calcaire à entroques (Crinoides) provenant d'Euville dans la Meuse d'âge Oxfordien (Jurassique supérieur) à jolies pentacrines.

Sur le pont d'Austerlitz avec les calcaires blancs à joints stylolithiques et les calcaires gris à entroques (pentacrines donnant les articles en étoiles à cinq branches)

Nous entrons au Jardin des Plantes créé en 1626 sur des terrains offerts au roi Louis XIII par  Guy de la Brosse, d'abord Jardin Royal des plantes médicinales puis Jardin du Roi au XVIII° avec Alfred de Jussieu, puis sous la Direction de Buffon...Il deviendra Muséum National d'Histoire naturelle sous la Convention.

A l'entrée, sur les murs des pavillons d'accueil, les pierres de construction sont en calcaires lutétien moyen de l'Oise, calcaire à Ditrupa (petits tubes de vers porcelanés et millimétriques) de la région de Saint Leu d'Esserent.

Photos montrant les calcaires à Ditrupa du Lutétien moyen avec présence d'une Nummulite sur la photo de droite et le calcaire grossier à Cérithes du Lutétien supérieur en section taillée et en section sciée (photos et montage B. Cabanis)

A l'entrée du Jardin, le socle de la statue de JB. de Lamarck, célèbre naturaliste, a été taillé dans une troisième variété de calcaires à entroques avec des Pentacrinus (calcaire de Pouillenay de la Côte d'Or) d'âge Bajocien inférieur. Le ciment entre les articles de crinoides en calcite blanche est ici de teinte ocre due à des oxydes de fer.

Jardin des Plantes, au pied de la statue de lamarck, calcaire de Pouillenay à entroques

Dans le jardin où se déroulent ce samedi 19 octobre les fêtes de la Science 2019,  nous effectuons un rapide jeu de piste géologique élaboré par B. Cabanis pour les fêtes de la Science de 2016 à partir des deux documents ci-dessous.

Document élaboré par B. Cabanis à l'occasion de la Fête de la Science 2016, à partir de 10 photos il fallait retrouver les dix emplacements mentionnés par des numéros sur la photo aérienne dans le jardin

Nous effectuons successivement les arrêts 10 et 9 correspondant aux photos I et B

Devant le tronc silicifié de Cyprès Chauve retrouvés dans les sables de Fontainebleau de la région parisienne il y a 33 millions d'années lors d'une précédente sortie IDGT
Devant le bloc de grès de Fontainebleau noircit par les bactéries

Nous nous rendons ensuite aux arrêts 5 et 6 pour observer le calcaire lutétien à Cérithes au pied des colonnes de l'entrée de la galerie de Minéralogie et la dalle de calcaire lutétien à fossiles de poissons de Puteaux, photos H et D du jeu de piste.

Nous poursuivons par le 4 (photo C), mur de la Grande galerie avec à sa base le calcaire blanc de Château-Landon résistant et imperméable et le 7 (photo A) qui montre un joli mur en meulière compacte et caverneuse des plateaux de Brie et de Beauce.  La meulière est un calcaire lacustre transformée secondairement en roche siliceuse.

Nous terminons vers 13h15 par le 2, escalier d'entrée des carrières souterraines de calcaire grossier (photo G) et le 8, moellons de calcaire à Ditrupa dans le bâtiment administratif (photo J).

Dix participants se retrouvent pour déjeuner sympathique dans une brasserie située en face de la poste de Jussieu. La boucle est bouclée.... 

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